
En ouverture de la 28ème journée de Ligue 1, Paris se déplaçait à Rennes, pour des retrouvailles pleines d'émotions (sic) avec le prédécesseur de Paul Le Guen au Camp des Loges, un certain Guy Lacombe. Cet affrontement entre deux équipes tétanisées par la lutte pour le maintien était loin de promettre des sommets techniques, preuve à l'appui avec Paris qui, pour compenser l'absence de Rothen, malade, jouait avec un couloir gauche inédit composé de Sakho et Armand, soit deux défenseurs latéraux. Au total, sur les dix joueurs de champ, sept étaient des joueurs à vocation défensive, étonnant de la part d'une équipe dont certains joueurs déclaraient ouvertement être à Rennes "pour gagner".
Le début de match est conforme aux attentes, à savoir soporifique. Les deux équipes se jaugent et n'osent pas se lancer à l'attaque. Les rares fois où le courage les prend, l'exécution technique est trop mauvaise pour être concluante. Il faut ainsi attendre les vingt minutes de jeu pour que Paris lance la première banderille: Diané reprend de la tête un centre de Ceara, mais c'est à côté du but de Luzi (21'). S'en suit un gros cafouillage dans la surface parisienne, où Sakho puis Yepes interviennent consécutivement face à M'Bia puis Thomert pour éviter de mettre Landreau à contribution (25'). Rennes a pris le contrôle des opérations en cette fin de première période, et il s'en faut d'un cheveu pour que le crâne rasé de M'Bia ne reprenne un bon coup franc de Leroy (32').
Sur un nouveau coup-franc excentré, l'ancien parisien envoie le ballon dans la surface. Personne ne le touche et il entre finalement dans le but, avec un Landreau une nouvelle fois pas exempt de tous reproche sur ce coup. Pourtant l'arbitre offre un sursis à Paris en refusant ce but pour une position de hors-jeu (Pagis était à la limite, mais du bon côté de la ligne!). Las, sur un énième coup-franc, frappé par Thomert cette fois, le ballon est prolongé une première fois par Leroy, puis une seconde par... le malheureux Sakho qui marque contre son camp (1-0, 44'). Rennes n'a pas cadré une seule frappe de la première période, Landreau n'a rien eu à faire, et pourtant Rennes mène à la mi-temps. Cependant, il serait indécent de crier à l'injustice devant le désert offensif offert par les parisiens.
Au retour des vestiaires, Paris n'est pas loin de subir le même scénario qu'à Bordeaux avec un second but encaissé dès l'entame de la seconde période, mais Briand ne cadre pas sa frappe aux dix-huit mètres (49'). Ce n'est que partie remise: sur une passe de Ceara, Clément loupe son contrôle. Jérôme Leroy en profite, fixe Yepes et sert finalement Briand qui ajuste Landreau d'un maître lobe (2-0, 51'). C'est avec un sentiment de déjà-vu que le match va s'achever, avec des parisiens amorphes qui ne se créeront qu'une seule occasion en fin de match par Pauleta suite à un service de Diané, mais le portugais frappe au-dessus (85'). Les entrées de Mendy (Souza, 59') et N'Gog (Sakho, 68') n'auront rien changé, Paris continue sa descente aux enfers vers les oubliettes de la Ligue 2.
Par Gods.
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