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CR PSG/AJA (CDL, 3-2)

Le 27/02/08 à 00h09 par Gods


Deux jours après une nouvelle contre-performance à domicile, le Paris-SG retrouvait le Parc des Princes pour le compte des demi-finales de la Coupe de la Ligue. L'adversaire du soir, Auxerre, est un bon souvenir pour le club de la Capitale, qui était allé chercher trois points précieux à l'Abbé-Deschamps au lendemain d'une terrible défaite face à Caen. Pourtant, si l'on en croit les derniers matchs, le momentum était du côté bourguignon avant la rencontre de ce soir. Des icaunais qui restaient sur une victoire à Nice, quand Paris n'avait plus gagné depuis quatre matchs, et subissait une nouvelle polémique, sur le poste de gardien cette fois. Fautif à Marseille et face à Monaco, à chaque fois lorsque son équipe menait au score, Mickaël Landreau était ainsi sous le feu des critiques. Une pression supplémentaire sur une équipe qui n'a pas jusqu'ici prouvé une capacité à la surmonter. Pour aller au Stade de France, Paul Le Guen avait opéré plusieurs changement dans son onze de départ. Privé de Chantôme et de Digard, tous deux blessés, le coach parisien avait décidé d'associer Grégory Bourillon à Jeremy Clément dans l'entrejeu. Sur le côté droit du milieu de terrain, Bernard Mendy faisait son retour en lieu et place de Souza, tandis que Peguy Luyindula damait le pion à Amara Diané pour formet le duo d'attaque avec Pauleta.

Au coup d'envoi, il semble que la pression inhérente à ce match ait quelque peu inhibé les auxerrois, et au contraire surmotivé les parisiens. Preuve en est un Peguy Luyindula retrouvé, présent sur tout le front de l'attaque. L'attaquant d'origine zaïroise se signale d'ailleurs le premier suite à une astucieuse remise de Pauleta, mais sa frappe des dix-huit mètres est trop écrasée pour surprendre Riou (4'). Paris toujours avec un corner de Rothen repris de la tête par Yepes puis dévié par Luyindula dans les six mètres. Mais la reprise en aveugle de l'attaquant parisien passe largement au-dessus (7'). Toujours l'ex-strasbourgeois qui s'enfonce cette fois-ci dans le côté gauche de la surface Auxerroise avant de décocher une bonne frappe repoussée par le gardien adverse (9'). Paris et Luyindula poussent, mais pour l'instant Auxerre tient bon.

Les hommes de Fernandez sont pourtant tout près de lâcher prise lorsque Mendy s'échappe sur le côté droit et délivre un bon centre dans la surface sur lequel Luyindula se jette... sans malheureusement parvenir à reprendre (13'). Le Parc pousse ses protégés, heureux de voir son équipe pousser de la sorte. Et ça continue avec Pauleta servi à l'entrée de la surface qui reprend en une touche de balle pour lober Riou, mais le gardien bourguignon était vigilant (14'). Riou que l'on retrouve encore vigilant sur un coup-franc lointain de Mendy pour annihiler les tentatives parisiennes (16'). Paris domine, mais Auxerre est spécialiste en contre et ne tarde pas à le montrer: Traoré adresse un long ballon qui prend de court la défense centrale parisienne. Oliech a suivi mais ne peut contrôler le cuir qui échoit finalement à Landreau (18').

Alors que Pauleta se fait strapper la cuisse, les débats commencent à s'équilibrer. Pour preuve cette nouvelle incursion auxerroise dans le camp parisien. Lejeune s'infiltre sur le côté gauche de la surface et centre en retrait. La défense parisienne dégage en catastrophe sur Chafni qui ne parvient pas à donner de la puissance à sa frappe qu'Armand dégage au devant de Landreau (25'). C'est ensuite Niculae qui place sa tête en pleine surface, mais sans inquiétude pour Landreau, bien placé (27'). Réaction parisienne, avec Pauleta excentré à droite de la surface qui adresse une frappe vicieuse en direction de la lucarne que Riou parvient à repousser en corner (29'). C'est Rothen qui s'y colle et envoie le ballon dans la surface: Riou intervient au poings devant Camara mais Armand a bien suivi et frappe à bout portant... encore repoussé par Riou. Le ballon reste vivant, ce dont profite Armand pour faire une remise de la tête à Yepes qui, d'un bon coup de boule, ouvre le score (1-0, 30')!

Paris continue d'appuyer sur le champignon et l'on est tout près d'un second tournant dans ce match lorsque Bernard Mendy part à toute allure vers la surface de réparation. Grichting tente de le reprendre mais ne parvient qu'à le faucher. Qu'à cela ne tienne, M. Poulat juge l'intervention du défenseur suisse régulière, alors que les images montrent qu'il ne touche pas le ballon. Auxerre aurait donc pu finir le match à dix (34'). Au contraire, ce sont les Auxerrois qui repartent à l'attaque, avec une frappe lointaine de Chafni que Landreau capte en deux temps (34'). C'est ensuite Oliech qui s'infiltre dans la surface, prend de vitesse Yepes et décoche une frappe croisé... qui finira en touche de l'autre côté du terrain, alors que Niculae réclamait l'offrande (36').

Paris réagit alors: sur un nouveau corner de Rothen, repoussé cette fois par la défense auxerroise, Clément récupère le ballon et déborde sur le flanc droit avant d'adresser un bon centre vers Yepes qui reprend de la tête en reculant, mais ça passe à côté (41'). La même action quelque seconde plus tard, mais cette fois c'est Bourillon qui hérite du ballon hors de la surface. D'un maître coup de tête, l'ex-rennais sert Pauleta qui, à l'instar de Yepes, marque de la tête et double ainsi la mise (2-0, 42')! A la mi-temps, Paris a fait un grand pas vers le Stade de France tout en se rassurant au niveau du jeu. Cependant, il reste encore quarante-cinq minutes pour tenir ce résultat.

A la reprise, après quelques minutes encourageantes, l'on sent bien que les parisiens ont décidé d'attendre les auxerrois, en leur laissant la maîtrise du ballon pour placer des contres meurtriers. La défense parisienne tient bien et, sur un dégagement anodin, Luyindula prend de vitesse Grichting et déborde côté droit avant de servir Mendy dans la surface. Face à deux auxerrois, ce-dernier parvient néanmoins à frapper au but, mais est contré par Traoré pour un corner. C'est frappé par Rothen pour la tête de Bourillon, mais Riou sauve son équipe du K.O. (60'). Les coachs entrent alors en scène, avec les entrées simultanées de Jelen à la place de Lejeune, et de Diané à la place de Pauleta, ovationné par tout le stade (61'). Un attaquant pour un milieu de terrain, Jean Fernandez joue la carte de l'offensive, tandis que Paul Le Guen compte sur la vitesse de Diané pour conclure les contre-attaques parisiennes.

Quelques minutes plus tard, Auxerre fait même entrer un quatrième attaquant, Quercia remplaçant Munteanu (63'). Auxerre campe dans le camp parisien, mais la défense rouge et bleue tient bon. Enfin une occasion pour les bourguignons, avec une superbe frappe de Niculae des 25m. Le ballon se dirige sous la barre, mais Landreau est présent pour claquer le ballon en corner (71'). Auxerre pousse et, sur un corner, Niculae dévie de la tête au premier poteau. Le ballon se dirige une fois encore sous la barre de Landreau qui se détend mais ne parvient qu'à la propulser plus nettement encore au fond de ses filets. Rothen surpris ne peut rien faire, et voilà le match relancé (2-1, 74')!

Comme l'aurait dit Pierre Albaladejo, "les mouches ont changé d'âne": les auxerrois continuent de pousser alors qu'il semble que les parisiens ont pris un coup derrière la tête. Pourtant, sur un nouveau dégagement, c'est Bernard Mendy qui récupère le ballon sur son flanc droit, accélère, entre dans la surface, crochète Jaurès et frappe du gauche. Riou ne peut que freiner le cuir, insuffisamment pour l'empêcher d'entrer dans le but. Bernard Mendy envoie le PSG au Stade de France (3-1, 78')! La confiance change à nouveau de camp, les auxerrois sont assommés, et Paris est tout près de marquer un quatrième but: mais Riou sauve encore les meubles sur une frappe de Diané (82'). C'est ensuite Pedretti, alors que Souza et Sankharé sont entrés en jeu (Luyindula, 80', Rothen, 86'), qui frappe des 25m, mais Landreau repousse du pied (88').

Auxerre réduira finalement, pour l'honneur, le score à la dernière seconde, sur un joli retourné de Quercia à bout portant (3-2, 93'), mais c'est Paris qui disputera la finale de la Coupe de la Ligue au Stade de France. Enorme bol d'oxygène pour l'équipe de Paul Le Guen, qui a démontré pendant les cinquante premières minutes qu'elle valait beaucoup mieux que cette seizième place en Ligue 1, mais aussi qu'elle avait des ressources mentales, en inscrivant ce troisième but quatre minutes seulement après la réduction du score, dans des conditions gaguesques qui plus est. Seul point négatif, la nouvelle "boulette" de Mickaël Landreau qui cette fois-ci, n'a pas porté préjudice à l'équipe, mais qui va alimenter le flot de critiques qui s'abattent sur le portier parisien depuis quelques jours maintenant.

Merci Paris!


Par Gods.

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