
Pour ce premier match après le Clasico perdu face à Marseille, le PSG retrouvait son antre du Parc des Princes, avec pour ambition de gagner pour la première fois depuis trois matchs et le 3-0 infligé à Metz. Du côté monégasque, l'heure était ) la mobilisation générale après l'humiliation subie à Louis II face à Bordeaux (défaite 0-6). Au programme pour les hommes de Ricardo: une mise au vert prolongée d'un jour et des déclarations d'intentions dans la presse de Nenê et Bolivar. Pour vaincre la bête blessée rouge et blanche, Paul Le Guen continuait de faire confiance à son onze type, à quelques exceptions près: le remplacement de Luyindula par Pauleta et d'Armand (suspendu) par Sakho.
La victoire est impérative, et pourtant dans cette première période l'on a parfois l'impression que ce sont les monégasques qui reçoivent. La première banderille est lancée par Gakpé qui, profitant d'une fausse piste de Nenê repique au centre depuis son couloir gauche et arme une frappe qui passe à gauche des buts de Landreau (9'). Monaco toujours, avec un centre venu de la gauche de Nenê pour Meriem qui reprend de près, mais Landreau se défend bien (14'). Les parisiens sont asphyxiés par le bloc princier, témoin cette récupération d'Adriano dans les pieds de Rothen qui tentait de relancer son équipe. Le brésilien décale alors Ménez, dont la frappe croisée est déviée hors du cadre par Landreau (21').
Les hommes de Ricardo continuent de se créer des occasion dans cette première demi-heure, avec tout d'abord Gakpé qui, à la lutte avec Ceara, décoche un centre-tir qui échoue sur le petit filet extérieur du but parisien (26'). C'est ensuite Ménez qui remonte le cuir et envoie une frappe à l'entrée de la surface, repoussée du genou par le portier parisien (28'). Et les parisiens me demanderez-vous? Bien que le match soit assez équilibré, au niveau de la présence devant le but, il n'y a pas lieu de débattre: il n'y a qu'une seule équipe sur le terrain. Dans les dix dernières minutes pourtant, les partenaires de Pauleta vont se reprendre quelque peu. Souza joue rapidement un coup-franc sur le flanc droit à destination de Diané. L'attaquant ivoirien entre alors dans la surface, efface Modesto d'un petit pont et ajuste Roma pour l'ouverture du score (1-0, 42'). C'est sur ce score que les deux équipes rejoignent les vestiaires: un seul tir, un but, l'efficacité maximale est bel et bien parisienne dans cette première période, mais les monégasques ont montré qu'ils avaient des arguments à faire valoir.
La seconde période débute par le remplacement de Ménez, pourtant plutôt à son avantage en première mi-temps, par Piquionne, habitué à marquer au Parc des Princes. Signe que la dynamique a changé de camp, ce sont les parisiens qui se créent la première occasion, mais Roma parvient à repousser la tête de Yepes, consécutive à un centre de Rothen (52'). Paris toujours, avec une bonne remise à l'entrée de la surface de Diané pour Pauleta, dont la frappe passe à côté des buts princiers (65'). Paris se crée des occasions, au contraire des monégasques. Toutes proportions gardées, l'on a l'impression d'assister au remake inversé de la première mi-temps, si bien que, sur un coup-franc pourtant lointain, Piquionne décoche une lourde frappe que Landreau ne parvient pas à contrôler. Le cuir écho^t alors à... Almiron, qui ne se prive pas pour égaliser (1-1, 72'). A noter que, juste avant ce but, Clément Chantôme était sorti blessé à une cheville, remplacé par Bourillon (71').
Paris et son public ont pris un coup derrière la tête, et Landreau, loin d'être exempt de tout reproche sur le but monégasque, et ce après sa bourde du Vélodrome la saison précédente, est la cible des sifflets. Pourtant, sur une longue touche de Ceara déviée vers le second poteau par Modesto, Diané se retrouve seul aux six mètres. Malheureusement sa tête passe à côté, au grand soulagement d'un Roma resté planté sur sa ligne (84'). Dans la foulée, Adriano centre de la droite pour la tête de Bolivar qui trompe Landreau. Coup de froid sur le Parc, mais l'arbitre annule le but pour une position de hors-jeu du défenseur monégasque (85').
C'est sous la bronca de leur public que les parisiens rejoignent les vestiaires du Parc. Ils sont encore une fois passés à côté de trois points qui, malgré une première demi-heure bien compliquée, leur tendait les bras suite à un exploit personnel de Diané. Las, une nouvelle bourde, de Landreau cette fois (sa deuxième consécutive), laisse Paris à la seizième place du classement général, avec quatre points d'avance sur le premier relégable Toulouse, avant le match des occitans dimanche à 18h face à l'OM. Face à la prestation bien peu reluisante des ouailles de Paul Le Guen ce soir, couplée à la perspective de deux matchs consécutifs à l'extérieur (à Bordeaux et à Rennes) inutile de dire que la situation se tend de plus en plus du côté de la Capitale.
Par Gods.
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