
Et bis repetita : aux deux tiers de la saison, et au lendemain d'une défaite ô combien symbolique face au rival olympien, le Paris Saint-Germain se retrouve dans une situation bien inconfortable. Seizième au classement, le club de la Capitale flirte dangereusement avec le peloton de queue, et va devoir batailler ferme jusqu'au terme de la saison afin de sauver les meubles.
Ce scénario aux allures de mauvais remake est bien réel, ce dont ne se cache pas le Président Cayzac : "La bataille va être rude", admet-il tout en tentant de dédramatiser cette situation préoccupante. Et pourtant, à l'instar de l'année dernière, la question autrefois taboue du maintien se pose à nouveau.
Arrivé à un stade aussi avancé de la compétition, on ne peut s'empêcher d'émettre quelques inquiétudes légitimes quant au dénouement de cet exercice 2007-08 au vu de la situation du club parisien. La configuration actuelle de la Ligue 1, et notamment ce peloton d'une douzaine d'équipes concernées par le maintien se révèle à tous points de vue paradoxale ; car si elle permet chez les optimistes d'entrevoir la perspective d'accrocher une place honorifique à la clôture de la saison, elle ne saurait cependant éluder l'appréhension de s'adonner lors des prochaines journées à un jeu de chaises musicales particulièrement éreintant pour les nombreux candidats à la survie.
Ainsi, maître de son destin, le Paris Saint-Germain se retrouve pour autant à la merci des nombreux aléas dus à l'homogénéité du classement. C'est le couteau sous la gorge, que les troupes de Paul Le Guen devront affronter les prochaines échéances. Une pression dont se serait allégrement passé un groupe, à la fragilité mentale bien connue...
Evidemment, il serait exagéré de dresser un portrait noir de l'avenir parisien à l'approche du sprint final. La principale raison d'espérer réside dans le fait que Paris est revenu à une certaine normalité depuis le début d'année 2008 : malgré le faux-pas enregistré face au Mans, le PSG ne perd plus à domicile ; mieux, il présente un tout autre visage, conquérant, à défaut d'être brillant. Le syndrome "Parc des Princes" semble vaincu, même si la prudence reste de mise.
Et la consolation? Elle tient aux perspectives offertes par les deux coupes nationales de décrocher un accessit pour la Coupe de l'UEFA l'année prochaine. La Coupe de la Ligue apparaît notamment comme un objectif raisonnablement envisageable, à l'heure où le Paris Saint-Germain s'apprête à recevoir dans huit jours l'AJ Auxerre en demi-finale. Il paraît inutile de souligner que le club francilien sera plus à même de renforcer son attractivité en vue de la saison prochaine si d'aventure il joue sur le tableau européen. Et quoi de mieux qu'une voire deux coupes pour éclipser une saison médiocre?
Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs pour autant et montrons nous réalistes. Dès samedi, le club affrontera Monaco dans un match que les médias ne manqueront pas de qualifier de "match de la peur". Et l'on ne peut que leur donner partiellement raison, car bien illuminé sera le supporter qui abordera la rencontre en toute sérénité. Les joueurs, quant à eux, seront une fois n'est pas coutume, dans l'obligation de réagir, afin d'envisager avec une once de sérénité supplémentaire les échéances qui se profileront. Une sacrée rengaine à laquelle chacun devra s'y faire. Vous avez dit "déjà-vu" ?
Par Bogs.
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