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CR PSG/Le Mans (L1, 0-0)

Le 09/02/08 à 18h06 par Gods


En cet après-midi ensoleillé du 9 février, le Paris-SG recevait Le Mans, avec pour ambition de prendre ses distances avec la zone rouge, pour l'instant seulement distante de trois petits points. En effet, l'heure n'est pas à la rêverie du côté des hommes de Le Guen, qui voient se poindre devant eux plusieurs échéances à haute pression, avec des déplacements à Marseille et Bordeaux, ainsi que les réceptions de Monaco et d'Auxerre, pour le compte des demi-finales de la Coupe de la Ligue. Enfin, il s'agissait pour les coéquipiers de Rothen d'accumuler une quatrième victoire consécutive au Parc toutes compétitions confondues, pour continuer de trancher avec une première partie de saison cauchemardesque dans leur antre. Afin d'obtenir la victoire face à des manceaux privés de quatre joueurs majeurs (De Melo, Gervinho, Romaric et Basa), le coach parisien reconduisait son équipe-type des dernières semaines, avec pour changements notables la titularisation couloir droit de Souza à la place de Mendy, sans oublier le retour sur le banc de Pauleta, après une blessure à la cuisse.

Est-ce l'horaire inhabituel du match, habituellement réservé à la sieste, ou encore le temps plutôt clément pour la saison? Toujours est-il que les vingt-deux acteurs ont bien du mal à emballer ce début de match. Les parisiens, notamment, ont énormément de difficultés à s'approcher de la surface mancelle, étouffés qu'ils sont par le bloc constitué par Rudi Garcia. Pourtant, la première occasion est à mettre au crédit des joueurs de la capitale: après une actoin rondement menée sur le côté gauche, Jérôme Rothen centre dans la surface. Le ballon prend alors une trajectoire bizarre, surprenant Pelé, avant de percuter son poteau gauche, de rebondire devant la ligne de but, et finalement sortir en six mètres (15').

C'est le début d'un gros quart d'heure de domination du PSG, avec une multitude de corners, tirés avec une fortune diverse par la nouvelle recrue: Souza. C'est d'ailleurs le brésilien qui sera à l'origine de la seconde occasion parisienne, mais Diané ne peut dévier sa frappe au fond des filets de Pelé (16'). Toujours Souza, dans l'axe cette fois-ci, qui voit l'appel de Luyindula dans la profondeur et lui adresse une merveille de louche par-dessus la défense sarthoise, mais la reprise de volée du natif de Kinshasa s'envole dans les tribunes (21'). Malheureusement, ce moment de pression de la part de Paris ne sera qu'éphémère, malgré un nouveau corner de Souza, dévié au premier poteau par Armand, mais que Geder parvient à dégager avant que Yepes ne puisse le reprendre.

En effet, ce sont les manceaux qui reprennent le contrôle des opérations, avec un jeu assez physique qui émaillera régulièrement la rencontre de fautes (même si l'attitude pointilleuse, voire bornée de l'arbitre du match, Stéphane Moulin, y sera aussi pour beaucoup). Ce sont même les coéquipiers de Matsui qui se créent la dernière occasion de cette première période , avec une superbe tête de la part de Geder, monté sur un corner, qui passe de peu au-dessus des buts gardés par Landreau. Ce n'est pas la première incursion dangereuse pour les hommes de Garcia, qui avaient déjà porté le danger précédemment par une frappe lointaine mais néanmoins puissante de Sességnon, repoussée des poings par le portier parisien. La mi-temps arrive alors, et il est urgent pour les parisiens de montrer autre chose s'ils veulent prendre trois points face à des manceaux très bien organisés et athlétiques. Par ailleurs, si Souza a laissé entrevoir de belles choses, le côté droit reste toujours en chantier, avec un jeu qui a une fois de plus largement penché vers la gauche et Jérôme Rothen, le brésilien partant même apporter son aide là-bas par moments.

La seconde période reprend, avec des parisiens qui continuent de se casser les dents sur le bloc sarthois. Dans ces cas-là, les coups de pied arrêtés sont importants et, sur l'un deux frappé par Rothen, le ballon navigue dans la surface mancelle avant que Yepes ne parviennent à placer un pointu... repoussé avec brio par Pelé d'une belle manchette. Souza a bien suivi mais ne parvient pas à cadrer dans un angle difficile (52'). Ce sera la seule occasion en une demi-heure pour des parisiens pleins de bonne volonté mais beaucoup trop timorés dans le jeu. Paul Le Guen tente bien d'apporter un peu de sang neuf en remplaçant Souza, pourtant assez à son avantage, au contraire d'un Luyindula, par Pauleta (60').

C'est d'ailleurs l'attaquant portugais qui récupère un longue transversale à sur l'aile gauche, et adresse un centre au second poteau pour Chantôme qui reprend de volée du plat du pied, mais Pelé repousse. L'action se poursuit avec Rothen côté droit qui centre, pour la tête décroisée de Diané qui flirte avec le montant droit de Pelé qui semblait battu (77'). On retrouvera le TGV ivoirien à la réception d'un corner de Rothen, mais sa reprise... de l'épaule, déviée par un manceau, passe juste à côté encore une fois, même si cette fois-ci Coutadeur, placé sur sa ligne au premier poteau, semblait contrôler.

La fin du match est donc sifflée sur ce score nul et vierge, au terme d'un match décevant dans le jeu bien qu'intense dans l'engagement des deux équipes. Les parisiens se sont beaucoup battus, mais ont démontré ce soir qu'ils n'étaient encore qu'une équipe convalescente, bien qu'en progrès au niveau de la sérénité défensive. L'animation offensive elle, devra encore attendre, bien que Souza ait montré des choses intéressantes, qu'il faudra revoir avec du rythme dans les jambes et des automatismes plus affirmés avec ses coéquipiers. Rien d'inquiétant donc, si ce n'est que Paris n'a que quatre points d'avance sur le premier relégable, Auxerre, avant les autres matchs de ce soir (20h), et une série de chocs en L1 (Marseille, Monaco, Bordeaux). Nul doute qu'à la sortie de ce mois de février qui s'annonce périlleux, l'on en saura beaucoup plus sur ce à quoi ressemblera la fin de saison du Paris-SG.


Par Gods.

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