
Samedi 21 janvier, il est 17h10 quand Mr Ruffray lance les débats entre parisiens et lillois, au Stadium Nord de Villeneuve d'Ascq. Pour Paris, toujours sous la menace d'Auxerre, premier relégable à trois petits points, le but premier de ce déplacement dans le Nord était de se rassurer après la défaite concédée à Lorient il y a une semaine (1-0), après une première demi-heure bien morne. Ce sont cependant ces mêmes joueurs qui sont alignés par Paul Le Guen, avec donc pour seul changement vis-à vis du match de mercredi (Metz, 3-0) le retour de Mendy à la place d'Arnaud sur le côté droit du milieu de terrain: Landreau- Armand (cap.), Yepes, Camara, Ceara- Rothen, Clément, Chantôme, Mendy- Diané, Luyindula.
Dès le début de match, il y a comme un petit goût de déjà-vu (ou encore de Bretagne, plus précisément de Lorient) dans le comportement du Paris-SG. Lille a le monopole du ballon et Paris court derrière, incapable de développer ne serait-ce qu'un semblant de jeu. La première alerte intervient suite à un corner frappé par Obraniak et repris de la tête par Bastos au-dessus du but gardé par Landreau (11'). Ce sera la seule occasion digne de ce nom à se mettre sous la dent pendant quasiment une demi-heure, avec des parisiens regroupés en défense et sans ambitions offensives. Ce sont pourtant les joueurs de la capitale qui vont répliquer: Diané sert Luyindula à l'entrée de la surface mais le natif de Kinshasa, arrêté, ne peut donner assez de force à sa frappe enveloppée, captée par Malicki au prix d'une belle envolée tout de même (35').
Paris semble avoir repris du poil de la bête en cette fin de première période, en témoigne cette nouvelle belle remontée de balle qui se poursuit avec Luyindula lancé aux vingt mètres. Pourtant, au lieu de frapper, il préfère essayer de lancer Clément. Téléphonée, cette initiative va lancer une contre-attaque supersonique des Lillois. Debuchy, servi par Cabaye aux vingt mètres n'hésite pas lui à armer une belle frappe repoussée des poings en corner par Landreau (37'). Sur le corner, Obraniak envoie un ballon astucieux à Cabaye parfaitement démarqué à l'entrée de la surface. La reprise de volée du lillois est parfaite, mais s'écrase sur le poteau de Landreau qui semblait battu sur ce coup (38'). C'est sur ces entrefaites que se termine cette première période, dominée par les lillois face à des parisiens bien apathiques offensivement mais solides défensivement, même si la réussite leur a souri sur le poteau de Cabaye.
La seconde période repart sur les mêmes bases côté parisien, tandis que les lillois semblent moins fringants, avec un Mavuba qui semble payer physiquement son omniprésence en première période. C'est donc à un festival de déchet en phase offensive auquel on assiste côté lillois. A dire vrai, il faudra attendre une nouvelle demi-heure pour enfin voir une frappe... parisienne. Luyindula sert Chantôme en retrait qui tente sa chance de loin, mais sa frappe manque de puissance et ne pose pas de problèmes à Malicki (73'). Claude Puel va alors tenter de dynamiser son attaque, en remplaçant un Fauvergue pourtant méritant par Mirallas (75').
Lien de cause à effet ou non, c'est le début d'une période de domination plus concrète de la part des lillois, qui se concrétise par l'obtention d'un coup-franc aux vingt mètres, légèrement sur la droite, suite à une faute de Rothen sur Beria. C'est Ludovic Obraniak qui s'en charge, mais sa frappe est aisément captée par Landreau (80'). Ensuite, alors qu'Arnaud est entré à la place de Mendy, c'est l'un des tournants du match: Mirallas s'écroule entre Chantôme et Camara dans la surface parisienne. Un coup de sifflet rententit: penalty? Loupé! Mr Ruffray avertit l'international espoir belge pour simulation. Au vu des images, chacun pourra se aire son opinion: s'il y a bien contact, son amplification par l'attaquant lillois est aussi évidente.
Finalement, rien ne sera marqué dans ce Lille/PSG, qui s'achève donc par un 0-0, synonyme d'un nouveau point dans l'escarcelle parisienne. Des parisiens sérieux et solides défensivement, bien que très timides offensivement. L'arrivée d'un milieu droit est plus que toujours vivement espérée pour offrir une animation offensive plus équilibrée, à savoir ne reposant pas sur le seul Rothen, qui ne peut pas toujours tout faire lui-même.
Par Gods.
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