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CR PSG/Toulouse (1-2)

Le 15/12/07 à 17h29 par Gods


Ce samedi 15 décembre, à l'horaire inhabituel de 15h, le Paris-SG reçoit le Toulouse FC, concurrent direct pour la course au maintien. Dans un Parc des Princes muet et dans une ambiance toujours aussi lourde depuis deux semaines, les parisiens se voyaient offrir une dernière chance de s'imposer à domicile avant la fin des matchs aller. Pour ce faire Paul Le Guen avait décidé de faire confiance au onze qui avait débuté la seconde période à Auxerre, à l'exception de N'Gog, remplacé par Pauleta: Landreau, Ceara, Camara, Yepes, Armand, Chantôme, Digard, Clément, Rothen, Luyindula, Pauleta.

Ce sont cependant les toulousains, privés de onze joueurs et seulement dix-sept sur la feuille de match qui lancent les hostilités: après une oncursion d'Ebondo dans la surface stoppée par Yepes (2'), c'est Elmander qui joue son rôle de pivot à la perfection. Sa remise de la tête est idéale pour la volée de Bergougnoux, qui passe au-dessus (4'). Réaction des parisiens, qui s'installent dans le camp toulousain et multiplient les corners. Sur l'und eux, la tête d'Armand met Douchez à contribution (14').

Paris domine territorialement, mais ne se procure pas d'occasions, au contraire des toulousains, toujours par l'intermédiaire de Bergougnoux. Après une seconde frappe, cadrée cette fois, captée par Landreau, il se voit offrir un coup-franc suite à une faute d'Armand sur un contre lancé par Siriex. Pratiquement dernier défenseur, le vice-capitaine parisien s'en sort à bon compte avec un simple avertissement (24'), tandis que le cou-franc de l'ex-lyonnais n'est pas cadré.

Paris enfin, avec Rothen à la baguette qui envoie le ballon dans la surface pour la tête de Pauleta... sur le poteau d'un Douchez battu (26')! C'est ensuite au tour de Luyindula d'être servi par Rothen, mais l'extérieur du pied de l'attaquant parisien trouve Douchez sur sa trajectoire (31'). Le portier toulousain est chaud, et fait admirer une nouvelle fois son talent, tout d'abord en sortant au devant de Pauleta lancé en profondeur, puis en repoussant une bonne frappe de Ceara (33' et 35').

Devant tant d'occasions vendangées, la peur naturelle du supporter réside dans l'hypothèse que son équipe ait laissé passer sa chance, et c'est tout près de se vérifier lorsque, sur une perte de balle de Camara, Elmander se retrouve face à Landreau, mais voit sa frappe repoussée par le poteau, avant que Camara ne vienne sauver la baraque au devant de Capoue (38'). Malheureusement, les supporters ravalent très vite leur soulagement lorsque, sur un dégagement anodin de la défense toulousaine, Camara remet sereinement de la tête vers son gardien... sorti à sa rencontre! Le cuir echoit à Elmander qui ne se gène pas pour augmenter son compteur buts (0-1, 41'). Paris va bien tenter de réagir, mais ni Luyindula (44'), ni Camara (45'+1) ne parviendront à trouver les filets de Douchez avant la mi-temps. A noter une main décollée du corps de Dieuze sur une tête de Yepes, non sifflée (vue?) par Mr Bré.

La seconde période débute avec une nouvelle grosse occasion pour Paris, mais la tête de Chantôme trouve une nouvelle fois la parade d'un excellent Douchez (47'). Dans la foulée, Elmander, servi par Bergougnoux, s'amuse avec son défenseur avant de doubler la mise (0-2, 48'). Paris tente toujours de revenir, mais le ressort semble cassé. Les entrées de Galardo et Diané, si elles apportent du sang neuf, ne changent pas grand chose (58'), si bien qu'il faut attendre la demi-heure de jeu pour voir Paris se procurer une nouvelle occasion. Las, le la reprise taclée de Pauleta sur un service de Diané est une nouvelle fois repoussée par Douchez (75'). C'est ensuite Rothen qui voit son cou-franc repoussée des pieds par la portier occitan (82').

Paris va finalement réduire le score, grâce à un penalty de Pauleta consécutif à une faute de Dieuze sur Yepes (91'), mais trop tard pour revenir dans la partie. Nouvelle défaite à domicile pour Paul Le Guen et ses hommes, et première victoire au Parc depuis dix-huit ans pour les hommes d'Elie Baup qui, bien que grandement amoindris, ont su faire le dos rond lors des bonnes périodes parisiennes pour crucifier leurs adversaires grâce à leur arme fatale, j'ai nommé Johan Elmander. Pour Paris, c'est une nouvelle semaine au bord de la rupture d'anévrisme qui s'annonce, au plus grand dam de tous ses fans.


Par Gods.