
En clôture de la douzième journée de L1, Paris reçoit Lyon au Parc des Princes. Toujours sans la moindre victoire porte de St Cloud, les hommes de Paul Le Guen ont fait la une de la presse sportive de part le choix du coach d'aligner une équipe considérablement rajeunie. Pour ce qui reste un choc du championnat, Sankharé, Ngoyi, Sakho et Arnaud ont donc tous été alignés pour défier l'armada lyonnaise de retour aux affaires (3 victoires consécutives en L1 et un déplacement victorieux en Ligue des Champions). Compo aligné par Le Guen: Landreau-Ceara, Yepes, Camara, Sakho-Clément, Ngoyi, Sankharé, Rothen, Arnaud-Diané.
Dès le coup d'envoi, les jeunes ouailles du président Cayzac ont à coeur de ne pas se faire balader par les sextuples champions de France. Une grosse intensité dans les duels leur permet de répondre présent, au grand plaisir d'un Parc gonflé lui aussi à bloc. Ce sont pourtant les lyonnais qui frappent les premiers, avec un débordement de Govou qui centre pour la tête de Bodmer, captée en deux temps par Landreau (5'). Réaction immédiate du PSG, avec là aussi une tête, de Ngoyi cette fois, qui passe de peu au-dessus des buts de Vercoutre (7').
Les parisiens sont bien dans le match, imposent leur loi dans les duels grâce à une générosité de tous les instants, mais Arnaud et Rothen ont du mal à trouver Diané, seul en pointe. Il faut une frappe lointaine de Yepes sur un renvoi dans l'axe de la défense lyonnaise pour réveiller le Parc (19'). L'OL réagit de suite, avec un coup-franc lointain de Juninho dont le rebond vicieux oblige Landreau à une parade peu académique (22'). La demi-heure de jeu s'achève, et ce sont les hommes de Perrin qui prennent la direction des opérations: Benzema s'infiltre dans la surface et décoche une frappe croisée que Landreau est bien inspiré de toucher (34'). Le couperet est passé près, il ne ratera pas sa cible deux fois: Juninho centre de la droite, Ceara est à la réception mais relance dans l'axe ce qui s'avère être une... remise parfaite pour Ben Arfa qui reprend sans contrôle. Landreau ne peut que constater les dégâts (0-1, 41'). Les parisiens se lancent alors à l'abordage du but lyonnais mais se font impitoyablement contrer: sur un centre parisien repoussé par la défense, Benzema récupère dans son camp, remonte tout le terrain (bien aidé par un Ceara passif à l'extrême)avant de décocher un enroulé du droit qui prend la direction de la lucarne. Landreau se déploie pour éviter le second but, mais Ben Arfa surgit à la récupération, reprend de volée et assomme définitivement les jeunes parisiens (0-2, 43').
La seconde période débute comme la première s'est achevée, c'est-à-dire avec des lyonnais dominateurs qui s'installent dans le camp parisien et asphyxient leur adversaire du soir. La messe semble dite lorsque Ben Arfa, lancé en profondeur, se présente seul face à Landreau, mais le néo-Bleu tergiverse trop et se fait prendre par Sakho (51'). Sur le contre, Rothen lance Diané qui se fait descendre par Anderson alors qu'il filait au but. Mr Duhamel expulse le défenseur brésilien, et Paul Le Guen fait alors entrer Pauleta (pour Ngoyi) sous les vivas du Parc. Le portugais se signale immédiatement de par une astucieuse déviation pour Diané qui entre dans la surface mais croise trop sa frappe (56')!
Paris pousse et, sur un corner dont Vercoutre ne parvient pas à se saisir, Pauleta reprend de la semelle le cuir qui rebondit pour lober Bodmer et entrer dans le but lyonnais (60'). Le Parc explose, mais est tut près de déchanter dans le minutes qui suivent avec deux contre lyonnais mal négociés par Juninho (62') puis Govou (64') qui frappent au-dessus. Paris continue de pousser néanmois et, sur un corner de Rothen, Yepes s'élève plus haut que tout le monde, mais Vercoutre est vigilant (76'). Paris tente mais semble s'essoufler, ne parvenant plus à s'approcher de la surface lyonnaise à partir de la demi-heure de jeu là-encore, et la sanction tombe: sur un nouveau contre, Källstrom lance Clerc sur le flanc droit. Le latéral lyonnais centre pour Govou qui prend le dessus sur Camara et trompe Landreau (1-3, 85').
La messe est dite... sauf pour Pauleta qui, à l'orée des arrêts de jeu reprend un dégagement de Bodmer consécutif à un corner de Rothen et... réduit une nouvelle fois le score (2-3, 90'). Le Parc se remet à y croire, les corners s'accumulent, Landreau monte... Sur l'un d'eux, le ballon est repoussé aux dix-huit mètres sur Pauleta dont la terrible reprise, déviée par un défenseur, ne trouve pas le cadre (92'). L'arbitre siffle finalement la fin du match sur ce score de 2-3. L'on retiendra que les jeunes pousses se sont bien battues face à l'ogre lyonnais, dont les artistes Ben Arfa et Benzema ont brillé de mille feux ce soir. La prestation des parisiens, pleine d'abnégation, est porteuse d'espoir, mais ceux-ci demandent une confirmation immédiate dès mercredi en Coupe de la Ligue face à Montpellier pour, espérons-le, la première victoire de la saison au Parc des Princes.
Par Gods.