
En ce mercredi 26 septembre 2007, Paris se déplaçait au stade du Moustoir, pour le compte des 1/16èmes de finale de la Coupe de la Ligue. Renvoyés à leurs études par les Girondins de Bordeaux le dimanche précédent au Parc, il était donc offert une opportunité aux hommes de Paul Le Guen de rapidement se remettre en confiance avant la réception de Rennes, dans dix jours, au Parc. Pour ce faire, le coach parisien avait décidé d'emmener l'ensemble du groupe professionnel en Bretagne (excepté Amara Diané, heureux papa de deux jumelles), et opéré quelques changements dans le onze de départ. Ainsi, exit le 4-3-3, rebonjour au 4-4-2, avec les entrées dans le onze titulaire de Sakho, Yepes, Cearà, Chantôme, N'Gog et Pauleta.
Le début de match est le théâtre d'une féroce bataille au milieu du terrain, les deux équipes refusant de se laisser déborder. Ce sont les locaux qui frappent les premiers, avec un ballon de Hautcoeur dans le dos de Bourillon. C'est Vahirua qui en hérite, mais sa frappe passe à gauche des buts de Landreau, qui avait bien bouché l'angle (10'). Réaction immédiate des parisiens, avec Rothen qui lance dans la profondeur N'Gog, mais le jeune attaquant parisien enlève trop sa frappe (12'). Paris toujours, avec une montée de balle de Rothen qui sert N'Gog sur le flanc gauche, dont le centre rentrant est manqué d'un cheveu par Pauleta... mais trompe Cappone et finit au fond des filets (0-1, 21')!
Lorient se lance alors à l'abordage du but parisien, avec tout d'abord un coup-franc de Marin qui, suite à une partie de billard dans les seize mètres se dirige vers le but de Landreau qui, vigilant, sort le ballon d'une main ferme (28'). L'action continue, mais la tête d'Ewolo est captée sans difficultés par le gardien parisien (29'). C'est peu dire que Paris a eu chaud sur ce coup, mais les coéquipiers de Pauleta repartent de l'avant et manquent de doubler la mise sur une énorme double occasion: suite à un centre de Chantôme, la tête à bout portant de Pauleta est sortie miraculeusement par Cappone, qui reste concentrer pour s'interposer sur la reprise de Digard qui avait suivi (35')! Alors que l'on se dirige vers un repos bien mérité pour les vingt-deux joueurs, Bourillon, d'une belle ouverture, envoie N'Gog se présenter face à Capone. Le n°14 du Paris-SG pique son ballon et s'offre un doublé, permettant au Paris-SG de faire le break juste avant la mi-temps (0-2, 43')!
A la reprise, Christian Gourcuff, le coach breton, effectue un double changement, remplaçant Cappone (blessé) par Salin et Ewolo par Nimani. C'est ce dernier qui va allumer la première mèche dans cette seconde période, avec un centre sur lequel Yepes se troue complètement. Le cuir hérite à Marin qui n'en profite pas (48'). Gourcuff eddectue son dernier changement (Saïfi pour Moura, 62'), mais c'est Paris qui est tout proche de marquer suite à une superbe ouverture de Rothen qui place Pauleta face à Salin. Malheureusement, le portugais se fait reprendre par Ciani, avec une charge qui aurait pu être synonyme de penalty (63'). Paris toujours, avec un beau débordement de N'Gog qui offre un caviar en retrait à Rothen qui, sur son pied droit, envoie le ballon au-dessus (69'). Même type d'action, avec Digard cette fois au centre pour Pauleta, qui loupe le cadre lui-aussi (77')!
Le match semble plié dans le dernier quart-d'heure, avec des parisiens qui jouent à leur main face à des lorientais découragés. Le Guen opère alors son premier changement, en faisant entrer Frau pour N'Gog (84'), puis Armand pour Rothen (87'). Entre temps, Pauleta avait marqué l'un des buts les plus faciles de sa carrière, en profitant d'un bon pressing de Digard sur Cantareil (86', 0-3). Lorient va finir le matc par un dernier baroud d'honneur, mais ni Benatia de la tête (88'), ni Saïfi en face-à-face (89'), ne vont parvenir à tromper Landreau. Le match se termine sur cette belle victoire d'un Paris-SG qui confirme ses bonnes dispositions à l'extérieur en ce début de saison, et qui continue donc sa route en Coupe de la Ligue. Rendez-vous dans dix jours avec la réception de Rennes pour, espérons-le, mettre fin au syndrome du Parc.
Par Gods.
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