
Pour le compte de la huitième journée de L1, et après une trêve salvatrice de quinze jours, le Paris-SG se déplace sur le rocher monégasque, avec en ligne de mire une seconde victoire en championnat. Pour ce faire, Paul Le Guen aligne la même équipe victorieuse au Mans puis tenue en échec par l'OM, à savoir, devant une défense classique (Mendy-Bourillon-Camara-Armand), un milieu(Clément, Digard, Rothen) et une attaque (Frau, Luyindula, Diané) à trois tête. Du côté monégasque, Ricardo enregistrait le retour de son portier et capitaine, Flavio Roma.
Le match débute par une relative domination territoriale des monégasques, mais la première occasion franche est à mettre à l'actif d'Amara Diané quand, sur un coup-franc de Rothen, l'ivoirien place une tête (trop) croisée qui fuit le cadre (5'). Les parisiens s'installent alors dans le match, et sont tout près d'ouvrir le score grâce à une remise de Luyindula pour Diané, mais le numéro 11 parisien voit sa frappe, trop molle, captée sans soucis par Roma (10'). Les hommes de Paul Le Guen sont bien en place, attendant les monégasques pour mieux les contrer, comme sur cette relance à trois contre deux, où Diané sert parfaitement Luyindula dans la profondeur, mais le juge de ligne signale un hors-jeu inexistant (22')!
C'est le moment que choisit Monaco pour pointer le bout de son nez devant les cages de Landreau, mais l'enchaînement contrôle-frappe en pivot de Piquionne n'inquiète pas Landreau outre-mesure (25'). Toujours Monaco, avec Nenê lancé sur le flanc gauche, qui repique au centre avant d'adresser une frappe du droit sur laquelle Landreau se couche bien (29'). Le match est très intense, mais les occasions se font plus rares. Sur un nouveau coup-franc lointain, la patte gauche de Rothen trouve la tête d'Armand, isolé, tout comme Camara, entre les six mètres et le point de penalty! Le capitaine parisien ne se prive pas pour ouvrir le score juste avant la mi-temps (0-1, 40')! Sur l'engagement, Monaco tente de mettre la pression d'emblée, avec une chevauchée fantastique de Menez qui déboule flanc gauche, repique au centre et frappe lourdement... mais Landreau veille au grain et permet à Paris de retourner aux vestiaires avec ce maigre avantage d'un but.
Alors que le match reprend, les monégasques ne semblent pas avoir compris qu'ils sont menés, tant la pression qu'ils exercent sur le but parisien est minime. Le revers de bâton ne se fait pas attendre, le contre parisien lancé par Diané met la défense concoctée par Ricardo au supplice. L'ivoirien sert Rothen sur le flanc gauche qui temporise avant d'adresser un centre parfait au second poteau pour... Diané, qui prend le dessus sur un défenseur pour catapulter le cuir dans les filets d'un Roma impuissant (0-2, 53')! Monaco est KO debout, et les parisiens, par l'intermédiaire de Diané, continuent d'appuyer sur l'accélérateur, le joueur parisien étant arrêté irrégulièrement à deux reprises coup sur coup par Perez, auteur d'une multitude de fautes dans ce match, mais récipiendaire d'un seul avertissement).
Monaco se reprend pourtant dans la dernière demi-heure en cherchant systématiquement Koller, entré à la mi-temps. Las, ils ne trouveront que deux fois la tête de leur géant en bonne position, mais ses tentatives sont repoussées par un Landreau impeccable (67' et 77'). Paris subit, et Le Guen accepte cet état de fait, en remplaçant Digard par Yepes (77'), après avoir déjà fait entrer Chantôme pour Frau (71'). Les monégasques accumulent les temps de jeu près de la surface parisienne et, sur un coup-franc aux vingt mètres, Jeremy Menez va réduire le score pour Monaco (1-2, 84'). Plusieurs anecdotes quant à ce but: en position de contrer la frappe du prodige monégasque, Chantôme (placé dans le mur mais ne saute pas) et Armand (sur sa ligne mais se baisse) se trouent quelque peu. Par ailleurs, auteur de deux fautes grossières, Menez n'a reçu, tout comme Perez, qu'un carton jaune. Au moment du coup-franc, il ne doit plus se trouver sur le terrain. Enfin, ce but est consécutif à l'entrée en jeu de Cearà en lieu et place de Diané!
La fin de match sera crispante pour les supporters parisiens, mais leurs favoris vont tenir jusqu'au bout leur seconde victoire de la saison. Paris a montré de belles qualités collectives cet après-midi, mais a encore pêché dans la finition, et a eu tendance à trop se recroqueviller en défense pour tenir le résultat dans les vingt dernières minutes. Cependant, le but mmonégasque n'a pas donné lieu à un effondrement collectif, et c'est déjà beaucoup!
Par Gods.
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